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Je suis un numéro de sécurité sociale. Taille moyenne, poids moyen, intérêt moyen...je suis unique comme tout le monde.

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Le poids du beau

wiki2.jpgJ’ai du mal à comprendre comment l’éducation nationale réussie aussi bien à dégouter leurs élèves de la lecture.

J’ai eu une discussion avec une amie qui rêvait de lire une passion, de savoir ce qu’est un amour puissant…une histoire originale en sommes.

Je lui conseille donc vivement de se plonger dans Belle du Seigneur, d’Albert Cohen. S’il n’y avait qu’un roman d’amour, ça serait celui là !

Sa réaction immédiate fut extrêmement prévisible : "Ah non c’est un pavé !"

Imaginez ma stupeur résignée…

En sommes, un bon livre ne doit pas dépasser 150 pages. Et une belle histoire d’amour, ça pèse combien ?

Quand un livre est bon, nous devons maudire l’auteur (ou l’éditeur) de nous faire arriver trop vite à la fin.

Bon sang qu’elle était lourde la dernière page du 7ème tome d’Harry Potter ! (oui, je ne lis pas que des classiques d’antan, j’aime aussi me plonger dans les classiques du futur)

Quand on achète son chocolat préféré, espère-t-on aussi qu’il n’y ait que 4 carrés dans le paquet ? Non, on est séduit par l’abondance et on savoure les carrés un à un en espérant qu’il en restera toujours un peu pour plus tard.

Pourquoi le plaisir ne peut il être le même avec une œuvre littéraire ? Est-ce que l’on peut juger d’une œuvre par son poids ?

« Bonjour M. le libraire. J’aurais bien voulu 150 pages d’amour, j’en ai besoin en ce moment. Tiens mettez moi 6 pages d’aventure pour mon garçon, il aime ça l’aventure. Ah vous avez du philosophique ? ah non non, mon mari a fait une indigestion la dernière fois. C’était trop lourd. Et puis on garde ça pour les grandes occasions vous savez. Après c’est du luxe ! »

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B
<br /> Ouais, mais moi c'est surtout quand il n'y a pas de pubs entre les articles que je trouve ça hyper lourd à lire un bouquin.<br /> C'est vrai ça, quand on se tape un pavé, on veut au moins se cultiver !<br /> Après que Solal, sur une dizaine de pages, se soit répandu en imprécations sur la légèreté de l’Être, qui peut conditionner l’Amour à la présence d’une dent, on aimerait le voir en pleine page,<br /> brandissant un tube de dentifrice, et laissant s’échapper d’un sourire prédateur la maxime : « Grâce au dentifrice Piège d’Ariane, j’ai au moins 27 % de dents en plus, donc 27 % de chances de<br /> chopper de plus », ce qui au moins est instructif.<br /> <br /> <br />
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M
<br /> <br /> Est-ce qu'il est vraiment impossible de lier culture et consommation ?<br /> <br /> <br /> Que dire des événements comme "La nuit des Publivores" où une foule impressionnante paye pour regarder une demi-douzaine d'heures de publicités tout en mangeant pop corn, glaces et boissons<br /> offertes par les sponsors ?<br /> <br /> <br /> La publicité n'est elle pas également une forme de culture aujourd'hui dans une société de consommation en perpétuel zapping ?<br /> <br /> <br /> <br />